Plantes médicinales

Avant la naissance de l’industrie pharmaceutique, très récente, les humains se soignaient avec des plantes. On trouve déjà dans l’Antiquité des textes très précis sur l’usage des herbes médicinales. Un savoir qui a continué de se développer dans l’Europe médiévale, sans que ses contours soient toujours bien définis et où la pharmacopée se confond souvent avec l’alchimie, voire avec l’art de brasser la bière. En effet, avant le XVIe siècle et l’usage systématique du houblon, on brassait avec des plantes médicinales et psychotropes comme l’achillée millefeuille et le myrte des marais. La bière était considérée au Moyen Âge avoir des vertus spirituelles et médicinales et son brassage relevait de l’alchimie, comme en témoigne la fameuse «étoile des brasseurs» (✡),qui se laisse décomposer en quatre symboles alchimiques (le feu, l’eau, l’air, la terre), tous impliqués dans le brassage. Quand les Européens débarquèrent en Amérique, ils y retrouvèrent certaines plantes qui poussent tant dans l’Ancien que le Nouveau Monde, comme l’achillée millefeuille. Cette plante était couramment utilisée en Nouvelle-France comme anti-inflammatoire et parce qu’elle favorisait la guérison des plaies et des ulcères. Mais de nombreuses autres plantes leur étaient inconnues dont les usages médicinaux leur furent inculqués par les Amérindiens. Notre section herboristerie a déjà fait parler d'elle dans la Tribune une première, puis une deuxième fois quand Michel Durand-Nolett, Abénakis d'Odanak, est venu en 2020 nous parler des plantes médicinales.

Plantes du jardin historique

Cette plante est d’une famille botanique qui tient son nom d’Artemis; dans la mythologie grecque, elle est la déesse de la nature sauvage, de la chasse et des accouchements. Dioscoride, médecin, botaniste et pharmacien grec du début du premier siècle de notre ère, attribuait à cette plante le pouvoir d’échauffer, de purger la colère dans l’estomac et le ventre, conformément à la théorie des humeurs qui sera longtemps en vogue en Occident. Selon Galien, médecin grec du deuxième siècle de notre ère, l’absinthe nettoie, réchauffe et dessèche, chasse les humeurs colériques du ventre. Pline l’Ancien (23-79), naturaliste romain, écrivait de l’absinthe qu’elle ajoutait de la saveur dans le vin et renforçait l’estomac. On se servait des feuilles très amères pour stimuler l’appétit. Dans un texte magico-médical en vieil anglais tardif de la fin du Xe-début du XIe siècle, on donne une recette de bière médicinale dans laquelle entre l’absinthe : «Boisson pour dormir: radis, cigüe, absinthe, jusquiame noire; piler les herbes et les placer dans la cervoise; laisser macérer une nuit; donner à boire». En présence de plantes aussi puissantes et toxiques que la cigüe et la jusquiame noire et en l’absence de posologie, il est fort possible que le sommeil recherché en était un dont on ne se réveillait pas! Dans les mots de l’historien alsacien Paul Hell, l’on croit longtemps en Europe que la bière d’absinthe «renforce l’estomac, donne de l’appétit, favorise l’écoulement de la bile, de l’urine, combat les obstructions du foie». Au XVIe siècle, Leonhard Fuchs considérait que le principal usage de l’absinthe était de «getter les verms hors du corps», autrement dit un usage vermifuge. L’absinthe est une plante psychotrope. Elle entre dans la confection de l’alcool du même nom qui inspira Van Gogh, Baudelaire et Gauguin; la fameuse «fée verte». La plante interagirait avec les mêmes récepteurs du système nerveux central que la marihuana. Chez certaines personnes, même une faible dose peut causer des troubles nerveux, des convulsions, de l’insomnie, des cauchemars et autres symptômes. La plante contient de la thuyone, une molécule toxique. Les fleurs peuvent causer une réaction allergique. La science a confirmé certains des usages médicinaux anciens. L’absinthe a des propriétés antioxydantes, antimicrobiennes, neuroprotectrices et protégerait le foie. Bien qu’originaire d’Europe, elle a été échappée en Amérique.

Nicotiana rustica

Les Amérindiens l’utilisent comme laxatif, pour ses effets émétiques (qui fait vomir), comme vermifuge, contre les crampes, les douleurs intenses, les maux de dents, la fatigue, les coliques, comme contrepoison, en cataplasme pour soigner les morsures d’insectes, de serpents, pour soulager les douleurs articulaires ou musculaires, les crampes, les entorses... Le jus des feuilles est utilisé pour favoriser la cicatrisation. Les Micmacs utilisent les feuilles pour soigner les maux d’oreille, ainsi que pour leurs propriétés hémostatiques (qui arrête le saignement). Une boule de feuille mâchée soulagera un mal de dents grâce aux propriétés anesthésiantes de la plante. Le tabac sacré (Nicotiana rustica) est originaire de l’Amérique centrale. Il donne de petites fleurs jaunes (contrairement au tabac Petit Canadien qui donne des fleurs roses). Ce tabac sert d’offrandes lors des cérémonies et pour éloigner les mauvais esprits. En fait, le tabac est l’une des quatre plantes sacrées dans la spiritualité autochtone, avec le foin d’odeur, la sauge et le thuya. Les Européens découvrirent avec intérêt la plante du tabac, qui la fumaient (usage dès le départ décrié par plusieurs médecins comme étant nuisible à la santé), mais en faisaient aussi des usages médicinaux. Mélangé à du sel, le tabac est utilisé pour traiter les plaies laissées par l’ablation de tumeurs au cou, une pratique empruntée aux Aztèques. En 1676, Moyse Charas, apothicaire français, fait état d’un emplâtre de feuilles de tabac qui est fort recommandé «pour ramollir les tumeurs dures internes, et particulièrement celles du foie et de la rate, quand même elles seraient cireuses.» L’huile de tabac est aussi utilisée à cette époque «contre la surdité et le tintement des oreilles». L’ambassadeur Jean Nicot, qui a donné son nom à la nicotine, a soigné au XVIe siècle son cuisinier, qui s’était pratiquement tranché le pouce, avec des feuilles de tabac fraiches, broyées et bouillies mélangées à trois onces de résine et de cire. La science s’intéresse encore aujourd’hui aux composés médicinaux du tabac.

Echinacea angustifolia

Les autochtones des plaines utilisent cette plante à des fins médicinales. Les racines (mâchées ou en infusion) sont utilisées pour soigner les morsures de serpent ou d’araignées, le cancer, les maux de dents, les brûlures, les coupures, le rhume et la grippe. Au XVIIIe siècle, les Européens utilisaient l’échinacée pour soigner la septicémie, la gangrène et autres infections bactériennes ou virales. La science confirme plusieurs de ces usages traditionnels. La plante aurait des effets similaires à la cortisone. Elle serait également insecticide, bactéricide et stimulerait le système immunitaire.

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Les Ojibwés utilisent les feuilles pour purifier le sang, pour soulager les coliques ou le labeur des femmes et comme un tonifiant après une fausse couche. La science s’intéresse aujourd’hui aux proanthocyanidines (qui donnent aux bleuets leur couleur) pour leur antioxydant et leur capacité à prévenir le cancer. Les Iroquois mangent les fleurs crues. Les fruits se mangent aussi, bien sûr. Il existe plusieurs techniques traditionnelles autochtones de préserver les bleuets pour l’hiver, comme le séchage sur un panier d’écorce plat au-dessus d’un feu, mais loin de la flamme (idéal quand il pleut dehors); la transformation en boules de purée qui sont ensuite mises à sécher au soleil; évaporation presque totale de l’eau pour la confection d’une pâte de bleuets. Les bleuets séchés peuvent être ajoutés à un mélange de viande séchée et du gras : originaire des plaines, le pemmican était la nourriture idéale pour les nomades. Les fruits et les feuilles sont utilisés de façon médicinale. En cataplasme, les feuilles fraîches soulagent les douleurs articulaires. Les feuilles séchées sont consommées en infusion pour soulager la diarrhée chez les enfants, les maux de tête chez les adultes, pour régulariser les menstruations chez les femmes, etc. Les feuilles séchées sont aussi mélangées à celles du tabac et autres plantes pour former un mélange à fumer : le kinnikinnik. Les racines auraient des propriétés anticancéreuses, mais sont donc aussi toxiques à trop forte dose.

Calendula officinalis

Cette plante annuelle est utilisée dans toutes les cultures de l’Antiquité pour favoriser la cicatrisation, aider à la digestion, régulariser l’écoulement menstruel, nettoyer le foie, soigner les affections de la peau. On l’utilisait également comme aliment, cosmétique et teinture. Aux Pays-bas, on ajoutait les fleurs séchées aux bouillons en hiver. La calendula est aussi associée à la magie. Dans l'Europe médiévale, on se servait de la calendula comme herbe divinatoire, pour connaître son ennemi ou son voleur, à condition de cueillir les fleurs à un certain moment du cycle lunaire. Mélangée à de la marjolaine, du thym et de l'absinthe et consommée en infusion, la calendula permettait d'avoir une vision de son âme sœur. On macérait les fleurs dans l'huile pour consacrer les outils de divination. Les fleurs se retrouvaient dans les rituels de Beltane, au cours desquels les druides celtiques allumaient des feux pour protéger le bétail des épidémies. De nos jours, on en fait surtout des huiles et baumes pour la peau.

Son nom lui vient du fait qu’elle aurait le pouvoir de consolider et refermer les plaies. Fuchs écrivait au XVIe siècle de cette plante : «Elle consolide les playes. Elle dissoult & fait fondre le sang caillé dedans le corps, soit qu’il soit amassé ainsi par contusions, meurtrisseures, ou cheutes, ou autremet. [...] La décoction d’icelle induicte sur les tumeurs, les dissipe & les degaste. L’usage d’icelle proufite grandemet aux entretrailleures, aux ulcères des parties honteuses, & aux exulcertations des boyaux.» Cette plante contient un alcaloïde toxique et cancérigène dans ses racines, mais on en retrouve très peu dans les feuilles. L’infusion de ces dernières est réputée tonique, astringente, émolliente, soulagerait la dysenterie, l’irritation des bronches, la toux, les vomissements de sang. Les feuilles auraient le pouvoir de soudre les tissus, voire les os, de favoriser la guérison des brûlures, des ulcères. La plante contient effectivement de l’allantoïne, qui favorise la cicatrisation. Ses fleurs sont recherchées par les insectes pollinisateurs.

Les Grecs de l’Antiquité l’appelaient l’«herbe militaire», car elle guérissait les plaies, même profondes, reçues sur le champ de bataille. Dioscoride lui attribuait aussi le pouvoir de guérir les fistules. Le nom de cette plante lui vient de la légende selon laquelle Achille l’aurait appliquée sur les blessures de ses guerriers. Au XVIe siècle, Fuchs écrivait d’elle qu’elle pouvait «dissouldre le sang grumelé.» Marie-Victorin écrivait que l’achillée chez-nous était «à la fois indigène et introduite». En fait, on a depuis démontré qu’il y a des taxons indigènes distincts des introduits. Elle est utilisée contre les rhumes et les fièvres par les Abénakis et les Montagnais. Les Algonquins aspirent les feuilles écrasées contre les maux de tête. Ils utilisent également les feuilles en cataplasme. L’achillée était couramment utilisée en Nouvelle-France comme anti-inflammatoire et parce qu’elle favorisait la guérison des plaies et des ulcères. On parle d’herbe à dindes aux îles de la Madeleine. La plante a des effets vasodilatateurs, hypotensifs, agit comme un dépresseur cardiaque. Elle contient plus de 100 composés biochimiques actifs. Elle peut toutefois causer des dermatites. Des doses fortes et fréquentes sur une longue période peuvent être nocives. L’achillée contient de la thuyone, comme l’absinthe.

Matricaria chamomilla

Les médecins grecs de l’Antiquité la prescrivaient en breuvage et en bain de siège comme diurétique et pour soulager les douleurs intestinales et rectales. La camomille était réputée purger le foie et lutter contre les maux de la vessie. On l’utilisait également pour traiter les affections oculaires. Introduite par les Européens en Amérique, la camomille peut de nos jours se retrouver à l’état sauvage. Elle est l’une des plantes les plus utilisées dans la pharmacopée mondiale, et ce, depuis fort longtemps. L’infusion de ses fleurs est réputée soulager les coliques, les diarrhées, l’insomnie, l’indigestion, la goutte, le rhume, les crampes et l’arthrite. L’huile essentielle de camomille serait antifongique, antibactérienne, calmante, antispasmodique, anti-inflammatoire et anti-allergène. L’apigénine dans les feuilles calmerait l’anxiété et aurait un effet sédatif. Des recherches récentes tendent à montrer que la consommation de tisane à la camomille pourrait prévenir la progression des complications liées au diabète. En usage externe, la plante réduit l’inflammation des gencives et celle liée aux maladies de peau causées par des bactéries. Les effets calmants que la plante est censée avoir sur l’utérus (la matrice) auraient donné à la plante son nom latin (Matricaria). Celle que nous cultivons ici est la camomille allemande.

Son nom lui vient que, vues à contre-jour, ses feuilles semblent couvertes de trous (en vieux français : pertuis), qui sont, en fait, des poches contenant une résine. Dans l’Antiquité, les graines de la plante étaient utilisées pour traiter la goutte. Les feuilles et les graines étaient réputées guérir les brûlures. Dans l’Europe médiévale, le millepertuis était utilisé en magie blanche pour chasser le diable. D’où le nom que lui attribuaient les savants à l’époque : Fuga daemonum ou «chasse-diable». Pehr Kalm, botaniste suédois, nota en 1749 la présence du Millepertuis commun sur les plaines d'Abraham. Or, la plante fut introduite d'Europe, peut-être par Louis Hébert (1575-1627), premier agriculteur, mais également premier apothicaire de Nouvelle-France. La plante a ensuite été adoptée par certains peuples autochtones des États-Unis à des fins médicinales. Traditionnellement, la tisane de millepertuis est utilisée en Europe pour soigner les maux de la vessie, comme antidépresseur, sédatif, anti-inflammatoire et pour ses propriétés antibactériennes. On se sert aussi des fleurs fraîches pour soigner les plaies, les ulcères, les nerfs coupés, les ecchymoses. Le millepertuis contient de l’hypéricine qui peut causer des dermatites (brûlures de la peau) ou rendre la peau sensible, lorsqu’exposée à la lumière. La plante est utilisée depuis longtemps pour traiter les formes modérées de la dépression. Elle contient des composés chimiques qui agiraient dans le cerveau sur les niveaux de dopamine, mélatonine et sérotonine, entre autres. Des études récentes remettent en question, toutefois, tant son efficacité que son innocuité. Si vous souffrez de dépression, vous devriez consulter un spécialiste avant de vous soigner avec le millepertuis.

Salvia officinalis

Les médecins grecs de l’Antiquité prescrivaient la sauge pour faire uriner, provoquer les menstruations, favoriser la guérison des plaies, soulager les démangeaisons des organes sexuels, mélangée à l’absinthe contre la dysenterie ou à de l’huile contre les morsures de serpent. Sur le fronton de l’École de médecine de Salerne, une inscription dit assez l’importance de cette plante médicinale au Moyen-Âge : «Comment peut-il mourir, celui qui a de la sauge dans son jardin?» La sauge plantée dans notre jardin (Salvia officinalis) est utilisée tant en cuisine (elle aide à digérer les gras de la viande) qu’en médecine : quand une plante a pour nom latin officinalis, c’est qu’elle était préparée et conservée dans l’«officine», soit le laboratoire annexé à la pharmacie. La sauge est réputée vermifuge, tonique, soulager les troubles digestifs, etc. Il n’y pas de plantes de la famille de la sauge qui soit indigène au Québec. Les plantes que les Amérindiens appellent «sauge des femmes», «sauge des hommes» ou «sauge des bébés» sont toutes des plantes de familles autres que celle des salvia. La sauge blanche (Salvia apiana), qui est de la famille de la sauge et est utilisée de nos jours dans les rituels de purification à travers l’Amérique, est originaire du sud-ouest des États-Unis. À consommer avec modération, car la sauge contient de la thuyone.

Myrica gale

Aussi appelée bois-sent-bon, poivrier (en Nouvelle-France), piment royal ou myrique baumier, cette plante est indigène tant de l’Ancien que du Nouveau Monde. Louis-Nicolas, pendant son voyage en Nouvelle-France (1664-1675), nota que les Amérindiens fumaient du myrte. Ils en offraient aussi sous forme d’encens au dieu des eaux, Michipichi. Ils se servait d’infusion des branches comme un diurétique contre la gonorrhée. Les Hurons l’utilisaient pour teindre des tissus en jaune et brûlaient les feuilles pour éloigner les insectes. En Europe, le myrte était prescrit pour traiter la goutte, la fièvre, les démangeaisons et soigner la tuberculose. Le myrte et l’achillée millefeuille furent utilisés pour brasser la bière du Xe jusqu’au XVIe siècle, soit quand ces plantes furent remplacées par le houblon. On utilisait également le myrte dans le tannage et la teinture des tissus, en parfumerie, comme épice en cuisine. Le botaniste suédois Kalm note pendant son voyage en Nouvelle-France que les Français en ajoutent à leur potage. La nouvelle cuisine boréale utilise ses cônes pour remplacer le poivre. Ils ont un goût résineux et poivré. La plante contient du Myrigalone B, un antioxydant qui protégerait le foie des dommages causés par les radicaux libres. Le myrte a des propriétés purgatives, balsamiques (calme les muqueuses enflammées, notamment celles des voies respiratoires), anti-inflammatoires, apéritives, astringentes, antivirales, antiseptiques, abortives, désinfectantes, insecticides, stupéfiantes, antioxydantes, diurétiques. Le Myrigalone A dans les feuilles empêcherait les graines des plantes environnantes compétitrices de germer et aurait, donc, des propriétés herbicides. Les racines comportent des nodosités hébergeant des bactéries qui aident à fixer l’azote dans le sol, comme chez les légumineuses. Avertissement : l’huile essentielle est toxique et il ne faut jamais consommer l’eau dans laquelle les branches ont bouilli, car la médecine en est trop forte. À forte dose, cette dernière peut provoquer paralysie du système nerveux, hypothermie et arrêt cardiaque. Ne pas prendre en usage prolongé.

Jardin autochtone

Certaines plantes qui poussent dans le jardin autochtone ont aussi des usages médicinaux. Les Iroquois utilisent les graines de citrouille en infusion comme diurétique pour les enfants. Moerman note plusieurs usages médicinaux du maïs chez les autochtones des États-Unis. Les Cherokee utilisent le tabac, entre autres, pour ses vertus anthelminthiques (qui combat les vers parasites). Les Iroquois s’en servaient comme contrepoison et en cataplasme sur les piqures d’insectes. Moerman mentionne de nombreux usages médicinaux du tournesol chez les autochtones des États-Unis, notamment pour soigner les morsures de serpent.

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© Tristan Landry 2020

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